“Un jour, Marvin Gaye s’est penché sur mon berceau”

écrit par Marie le 9/12/08 dans Actualités, Goodies, Histoire, Vidéos

Sophie Delila - What’s going on ? cover

“Toute mon enfance et mon adolescence, j’ai vu tous les jours une photo un peu particulière, posée sur un des meubles du home studio de mon père. Quand j’ai commence a parler, toute petite, mes parents m’ont demandé : « Tu sais qui c’est ? ». La première fois, je pense que je me suis contenté d’agiter ma tête en signe de « non ». C’est entre autre comme ça que j’ai découvert Marvin Gaye. Sur une photo, prise dans ce même home studio, aux cotes de mon papa.

Même s’il a choisi à un moment de ne pas en faire son métier, mon père est un musicien/pianiste/compositeur très talentueux et pour qui la musique tient une grande place dans la vie de tous les jours, depuis toujours. Il a d’ailleurs encore beaucoup d’amis de son époque Rock’n Roll qui continuent de travailler dans ce milieu encore aujourd’hui. L’un d’entre eux avait beaucoup de relations aux Etats-Unis et travaillait avec beaucoup d’artistes Américains, dont Ray Charles. C’est lui qui nous avait les places dans les 5 premiers rangs aux concerts du roi du rhythm and blues.

Un soir, je devais être âgée de quelques mois seulement donc je ne m’en souviens pas, cet ami en question est venu diner chez nous avec son pote : Marvin Gaye ! Un moment assez exceptionnel pour mon père, je pense, et ma mère bien sur, qui en était absolument fan. Je devrais d’ailleurs demander à ma mère ce qu’elle a bien pu leur préparer… Quelle pression ! Après le diner, ils ont écouté tous ensemble des morceaux composés par mon père. Ils ont d’ailleurs enregistré la session d’écoute au magnéto. J’ai réécouté cette cassette avec mon père il y a 2/3 ans. On entend Marvin qui commente sur les accords, les arrangements… Surréaliste.

Oui, j’ai donc « rencontré » Marvin Gaye… Enfin plutôt, il s’est penche sur mon berceau. Donc avec un peu de recul et d’humour, comme j’étais beaucoup trop jeune pour m’en souvenir, je pourrais considérer ça comme une sorte de baptême. C’est plutôt classe non ? Ca expliquerait en tout cas pourquoi ma seule religion est bien la musique…

En tout cas c’est à travers cette photo, cette cassette, ces récits de mes parents, et bien sur la musique de Marvin (et de la Motown), que je m’y suis attachée. Inconsciemment j’ai du le voir comme mon modèle, et ça a forcement eu un impact sur mes gouts musicaux et mon choix de carrière. J’aurais juste aime qu’il vive un peu plus longtemps pour pouvoir en reparler avec lui…

A l’occasion des 50 ans de Motown, je lui envois un petit clin d’œil en reprenant « What’s Going On » à ma façon. Enjoy…“ Sophie Delila

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Motown International Worldwide

écrit par Olivier Cachin le 5/12/08 dans Goodies, Histoire, general



Si le succès des artistes Motown a été mondial dès les années soixante, il a aussi généré nombre de « covers », les plus connues pour la France ayant été celles de Claude François. En effet, on sait que le chanteur populaire était toujours à l’affût des dernières nouveautés, et il se procurait des copies vidéo de tous les shows américains afin de s’inspirer des chorégraphies et des compositions noires américaines, celles du label Motown en priorité. Il a notamment repris « It’s The Same Old Song » écrit par le team Holland/Dozier/Holland pour les Four Tops, devenu « C’est la même chanson » dans son adaptation française signée Jean-Michel Rivat. Une autre de ses reprises est le fameux « J’attendrai », adapté d’un original signé Brian Holland qui fut chanté par les Jackson 5, les Four Tops et surtout Diana Ross & The Supremes.

En février 1968, dans l’émission télévisée Studio 102, Claude François et les Supremes reprenaient une version bilingue de ce classique Motown. « ”Reach Out (I’ll Be There)”, “J’attendrai” pour les Français !” », lance Claude à la caméra après une brève présentation de Diana Ross, qui chante et danse à ses côtés. L’extrait, visible sur le net en noir et blanc, est un moment d’anthologie. Trois ans plus tard, Claude part aux USA enregistrer dans le studio Motown, à Detroit. « C’est la même chanson », reprise des Four Tops, est enregistré dans les lieux mêmes de sa création, avec les musiciens et choristes qu’on retrouvait sur la version originale. On raconte que Claude François fut déçu par les studios de Detroit, qu’il trouva vétustes et manquant de glamour.

Mais si de nombreux artistes ont traduit et adapté les hits de l’usine à tubes Motown, les artistes Motown originaux ont parfois fait de même : sous le titre Motown Nero Italiano, huit artistes maison ont eux-mêmes chanté en italien des adaptations de leurs propres succès. Stevie Wonder a ainsi interprété « Non Sono Un Angelo » (« I’m Wondering ») The Temptations « Sei Solo Tu » (« The Way You Do The Things You Do »), The Four Tops « Gira Gira » (« Reach Out, I’ll Be There »), Smokey Robinson & The Miracles « Non Solo Quello Che Tu Vuoi » (« I’m The One You Need ») et The Supremes « Chi Mi Aiutera » (« You Keep Me Hanging On »).

Une preuve de plus de l’universalité du catalogue Motown.

Tracks of my Tears

écrit par Marie le 4/12/08 dans Actualités, Goodies, Histoire, Vidéos

Tracks of my Tears

« Motown a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui », déclarait récemment Barack Obama.

Motown, c’est le label soul qui a révélé les plus grands chanteurs afro-américains – Stevie Wonder, Marvin Gaye, Diana Ross ou le jeune Michael Jackson. À l’occasion des 50 ans de cette mythique maison de disque, fondée en 1959 par Berry Gordy et Smokey Robinson, une équipe de MK2 s’est rendue à Détroit (Michigan), ville pauvre et industrielle, fief historique de la Motown. Résultat : une série d’entretiens tour à tour drôles, éclairants ou émouvants, entrecoupés d’images d’archives, qui racontent comment une poignée de musiciens noirs, à la fois rivaux et solidaires, sont parvenus à séduire l’Amérique, ouvrant la voie au futur Président Obama.

Réalisation : Raphaël Duroy.

Regarder le documentaire sur MK2vod